Les retours de collègues
Un retour se demande à un à douze collègues : sur soi, ou sur quelqu'un de son équipe si l'on est responsable.
La personne concernée lit tout
⚠️ Elle lit la demande et les réponses, avec leurs auteurs — y compris quand c'est son responsable qui les a sollicitées.
C'est la lecture la plus sûre de l'article L1222-4 : aucune information ne se collecte sur un salarié à son insu. Qui répond le sait avant d'écrire.
Pourquoi pas d'anonymat
Deux raisons.
La première est légale : collecter des appréciations sur quelqu'un sans qu'il le sache l'expose à des décisions fondées sur ce qu'il ne peut pas contester.
La seconde est pratique : dans une équipe de huit, l'anonymat est illusoire. On devine qui a écrit quoi, et l'on s'en veut de deviner.
Et un retour qu'on sait lu s'écrit autrement — plus utilement.
Ni note, ni classement
Des faits, en texte libre. Ils nourrissent l'entretien ; ils ne décident de rien seuls.
À ne pas confondre avec les enquêtes
Un retour porte sur une personne, donc se signe. Une enquête interne porte sur l'organisation, donc s'anonymise — et là, l'anonymat est structurel.